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De Jean-Marc Vallée – France / Canada – 2012 – 2h
Il n’est pas facile de dire adieu à ceux qu’on aime ; pour y parvenir, il faut parfois toute une vie - ou deux. Entre le Paris des années 1960 et le Montréal d’aujourd’hui se déploie une vaste histoire d’amour à la fois sombre et lumineuse, troublante et malgré tout pleine d’espoir.
Avec une subtilité quasiment irréprochable, le réalisateur dessine le mystérieux portrait en reflet de deux familles bancales. D’un côté, une jeune mère célibataire dans le Paris des années 60, qui a formé avec son fils trisomique une bulle contre le monde jusque là infaillible. De l’autre, un père de famille divorcé, encore très attaché à son amour de jeunesse. Dans ce lien infime qui réunit ces personnages, Jean-Marc Vallée insuffle une sincérité flagrante, romanesque et maîtrisée. Café de Flore est dans son genre un petit bijou.
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De Tomas Alfredson – Royaume-Uni – 2012 – 2h07
1973. La guerre froide empoisonne toujours les relations internationales. Les services secrets britanniques sont, comme ceux des autres pays, en alerte maximum. Suite à une mission ratée en Hongrie, le patron du MI6 se retrouve sur la touche avec son fidèle lieutenant, George Smiley.
Pourtant, Smiley est bientôt secrètement réengagé sur l’injonction du gouvernement, qui craint que le service n’ait été infiltré par un agent double soviétique. Epaulé par le jeune agent Peter Guillam, Smiley tente de débusquer la taupe, mais il est bientôt rattrapé par ses anciens liens avec un redoutable espion russe, Karla.
Tomas Alfredson mène cet anti-James Bond avec une intelligence aiguë. Complexe et ténébreux, ce fascinant film d’espionnage, adapté de John Le Carré, rappelle les grands chefs d’oeuvre du genre.
- Dans le cadre de la journée de la femme, en partenariat avec le Planning Familial d’Annonay
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De Nigel Cole – Royaume-Uni – 2011 – 1h53
Au printemps 68 en Angleterre, une ouvrière découvre que, dans son usine, les hommes sont mieux payés que les femmes. En se battant pour elle et ses copines, elle va tout simplement changer le monde...
Prenant comme point de départ la condition des ouvrières pour ancrer finalement leur combat dans l’Histoire du pays, We want sex equality est une ode au courage de défendre ses convictions et doit beaucoup à son actrice principale, Sally Hawkins, formidable de naturel et d’authenticité. Des scènes et des dialogues pleins d’humour, une mise en scène énergique, des costumes aux couleurs acidulées, "We want sex equality" séduit par sa vitalité.
Le 8 mars le film sera projeté dans le cadre de la journée de la femme, en partenariat avec le Planning Familial d’Annonay.
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De Alexander Payne – Etats-Unis – 2012 – 1h50
À Hawaii, la vie d’une famille bascule. Parce que sa femme vient d’être hospitalisée suite à un accident de bateau, Matt King tente maladroitement de se rapprocher de ses deux filles, Scottie, une gamine de dix ans vive et précoce, et Alexandra, une adolescente rebelle de dix-sept ans. Il se demande aussi s’il doit vendre les terres familiales, les dernières plages tropicales vierges des îles, héritées de ses ancêtres hawaiiens. Quand Alexandra lui révèle que sa mère avait une liaison, le monde de Matt vacille. Avec ses deux filles, il part à la recherche de l’amant de sa femme.
Durant une semaine essentielle, au fil de rencontres tour à tour drôles, perturbantes et révélatrices, il va finalement prendre conscience que sa principale préoccupation est de reconstruire sa vie et sa famille...
Alexander Payne, observateur minutieux de la condition masculine, réussit à faire croire à la banalité de George Clooney, et l’on passe le reste des Descendants à suivre les tribulations douces-amères de ce personnage comique, en se souvenant de temps en temps qu’il a les traits d’une des étoiles les plus adulées du cinéma moderne. La justesse du propos, la rigueur du récit et la précision des dialogues offrent ainsi à l’acteur américain une partition d’une grande délicatesse.
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De Sam Levinson – Etats-Unis – 2012 – 1h55
Lynn débarque chez ses parents pour le mariage de son fils aîné, Dylan. Elle est accompagnée de ses deux plus jeunes fils, Ben et Elliot. La propension de ce dernier à mélanger alcool, drogues et médicaments ne le prive pas d’une certaine lucidité sur la joie des réunions de famille. Et la réunion, de fait, est joyeuse : grands- parents réac, tantes médisantes, cousins irrémédiablement beaufs. Sans compter le premier mari de Lynn qui arrive flanqué de sa nouvelle femme tyrannique.
Chaque matin annonce décidément un nouveau jour de bonheur.
Le fils de Barry Levinson signe le portrait d’une famille dysfonctionnelle et névrosée, à travers un récit sans concession, rythmé par des répliques sanglantes et un humour très noir.
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De Malgorzata Szumowska – France / Pologne – 2012 – 1h36
Anne, journaliste dans un grand magazine féminin enquête sur la prostitution estudiantine. Alicja et Charlotte, étudiantes à Paris, se confient à elle sans tabou ni pudeur. Ces confessions vont trouver chez Anne un écho inattendu. Et c’est toute sa vie qui va en être bouleversée.
Dans ses va-et-vient entre les étudiantes prostituées et l’héroïne, le film est parfois un peu sur le fil du rasoir, mais l’essentiel est là : une interprétation vibrante, une plongée en eaux troubles, un beau film, inattendu et sombre.
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