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Membres du Jury Lycéens au Festival d'Annonay

Membre du jury Lycéens au Festival International du Premier Film d’Annonay

Premières réunions. Oui ! Mon rôle au sein du festival ne s’arrête pas là, j’ai aussi été membre du jury lycéen. Ce jury avait pour but de décerner un prix à l’un des films en compétition.

Il nous a donc fallu voir les 8 films en compétition, ce qui fut très intéressant, bien que parfois un peu long à mon goût. Le jeudi 4 février, mes camarades du jury et moi-même, nous nous sommes réunis sous la présidence d’une femme, nommée Fabienne Hanclot, déléguée générale de l’ACID. Nous avons discuté des films que l’on avait vus mais notre contrat était de voir tous les films pour dimanche 7 février donc forcément très peu de gens avaient vu tous les films au moment de cette réunion. La discussion n’a donc duré qu’une seule heure et nous nous sommes séparés.

Les autres lycéens se trouvant dans le jury avec moi, étaient pour la plupart inconnus, certains de mon lycée et d’autres des lycées environnants. Ce qui fut très enrichissant, des rencontres surprenantes mais jamais négatives !

Lors de notre seconde et dernière réunion, nous avions tous vu les 8 films en compétition, il nous restait donc la tâche difficile mais fort intéressante qu’est le débat pour défendre un film qui nous a particulièrement touché, ou que nous avions trouvé impressionnant et surtout expliquer pourquoi ce film et pas un autre…

Les films. Les huit films en compétitions étaient :

- « À l’ouest de pluton » d’Henry Bernadet et Myriam Verreault

- « Huit fois debout » de Xabi Molia

- « Eamon » de Margaret Corkery

- « Le chat de Mme Moskowitz » de Jorge Gurvich

- « Les deux vies d’Andrés Rabadàn » de Ventura Durall

- « Nothing personal » d’Urszula Antoniak

- « Là-bas » d’Hakki Kurtulus, Melik Saraçoglu

- « The Strength of Water » d’Armagan Ballantyne

Délibération du jury.

Cependant en période de festival, le temps passe très vite et nous voilà dimanche 7 février à 16h30, tous réunis dans une salle au premier étage du festival d’Annonay. Et nous avons décidé de faire un tour de nos avis film par film, cela nous a pris environ 2h30. Une fois les avis énoncés, nous avons décidé de faire un premier sondage pour diminuer la quantité de film dans notre choix car un seul aurait le prix du jury lycéen. Après ce vote, seulement trois films sur les huit initiaux eurent des voix. Ces trois films sont « Les deux vies d’Andres Rabadan », « The Strength of Water » et « Nothing Personal ». Après une dure délibération, comme le montre l’image ci-dessous qui représente les notes que j’ai prises sur les différents films en compétition.

Nous sommes arrivés à une dure égalité entre « Nothing Personal » et « The Strength of Water », nous avons fini par trancher sur le film « Nothing Personal » dans les environs de 20h. Nous avons fini par trancher sur ce film grâce a une dure argumentation pour persuader les personnes contre. Cependant certains d’entre eux n’étaient pas d’accord, seulement dans un jury la majorité dans un vote compte beaucoup. Mais de toute façon, les personnes qui avaient voté pour « The Strength of Water » furent heureux de voir que ce fut le film récompensé par le grand jury pour le Grand prix du festival. Je me suis même proposé avec l’une de mes camarades de l‘annoncer le soir même au public lors de la remise des prix.

Le sketch de Gaël ! Lorsque tous les spectateurs furent assis, et avant que le « wizz mag » ne soit diffusé, quelques personnes de l’équipe du « wizz mag » dont moi, montons sur scène pour remercier Fred et Brice pour l’énorme travail accompli et pour nous avoir permis de vivre cela avec eux. Ensuite, la projection du « wizz mag » qui produit une hilarité dans la salle grâce à un micro-trottoir un peu particulier. Puis la directrice de la MJC, Marianne Ferrand a pris le micro pour faire des remerciements à toute personne ayant aidé au bon déroulement du festival et que tout cela se soit passé dans la bonne humeur générale. Ensuite, le Directeur Artistique Gaël Labanti et Gaëlle Dumortier, Chargée d’Organisation du Festival, nous ont fait un sketch en « live » lié au rêve et au cauchemar ce qui provoqua l’hilarité générale du public mais aussi un profond respect pour ces deux personnages si extravagants.

Et comme vous pouvez le voir en fond de la photo l’école de musique d’Annonay était présente et entre chaque personne qui parlait ou entre deux prix accordés, ils jouaient une chanson, ce qui fut étonnant et agréable.

La remise des prix. Après ce sketch, nous voilà dans le vif du sujet : la remise des prix. Le premier prix remis fut le prix du public pour le film « Les deux vies d’Andres Rabadan » de Ventura Durall.

Ensuite le prix de la meilleur musique fut attribué au film « A l’Ouest de Pluton » de Henry Bernadet et Myriam Verrault, ce film a également gagné le prix spécial décerné par le Jury adulte.

Le jury lycéen décerna son prix au film « Nothing Personal » d’Ursula Antoniak (dont sa magnifique actrice principale, nommée Lotte Verbeek qui a ébloui toute personne de l’assemblée par sa beauté, en nous accordant sa présence pendant ce festival).

Et enfin le dernier prix et le plus important, le Grand prix fut accordé par le Jury adulte au film intitulé « The Strength of Water » de Armagan Ballantyne

Et le dimanche soir, après la remise des prix, nous avons eu le plaisir de pouvoir visionner en avant-première le film « Moon » de Duncan Jones.

Les meilleures choses ont une fin. Et malheureusement en ce dimanche 7 février, après ce film, le Festival International du Premier Film résidant à Annonay prend fin. Mais pour tout bénévole, la fin rime aussi avec repos… Qui malheureusement ne peut pas être assouvi pour tout le monde…étant donné que le lendemain, c’est lundi, et que donc, nous devons retourner en cours comme avant. Et… d’un avis commun, ce fut très dur de retourner à la vie normale. Fini ce magnifique festival, concentré en bonheurs, en rencontres, avec des groupes de travail toujours en cohésion avec une parfaite entente, avec de bons films ? Non, pas tout à fait. En résumé, que de bons souvenirs et une envie de s’investir davantage lorsque l’occasion se présentera.

Thomas Robin, élève de terminale S, option cinéma au lycée Boissy d’Anglas à Annonay.

Quatre heures de débat intense(s)

Seize personnes, dont la présidente, assises sur des chaises, en rond, à l’étage du Théâtre. Le but étant d’élire quel est le meilleur film, le préféré, des lycéens réunis. Il y en a huit en compétition : cela va prendre du temps. 16 h 30 : la séance commence malgré un retardataire. Pour tous les films, le débat est long, intense, mais passionnant.

Nous parlons tout d’abord du film turc Là-bas qui raconte les retrouvailles douloureuses d’un frère, Mazhar, parti depuis 12 ans en France et d’une sœur, Neslihan , après la mort de leur mère. En général, ce film n’a pas été très apprécié et les commentaires entre ceux qui tentent de le défendre et les ‘‘contre’’ sont variés et constituent un débat enrichissant. Mais malgré les jolies couleurs des plans, le message que cela nous porte, la musique accompagnant si bien…, ce film n’aura pas de succès chez nous.

Nous continuons donc, ainsi de suite……….. Eamon, l’histoire d’un enfant qui fait tout pour prendre la place de son père auprès de sa mère, est qualifié de film irréaliste, énervant et n’a pas plus de succès malgré les scènes comiques, les plans de la mer très beaux…

Le chat de madame Moskovitch (film israélien) est mieux, selon certains lycéens. Mais la présidente et moi ne le trouvions pas intéressant voire agaçant, avec des plans trop longs, pas assez de mouvements et une histoire trop banale : un amour entre deux personnes âgées, Yolanda et Shaoul, qui se rencontrent dans un hôpital. La fin est super, mais ce n’est pas assez convaincant pour la présidente…

Les deux vies d’Andres Rabadan, le film espagnol, n’a pratiquement eu que des commentaires positifs. Nous avons aimé le fait que l’histoire soit basée sur une réalité : un homme, qui en 1994, tue son père avec une arbalète et est condamné à 20 ans de prison en psychiatrie. Ce film, qui débute à la plage et pas en prison, nous montre l’imagination et l’espoir du héros qui va tomber amoureux d’une jeune et nouvelle infirmière. Mais comment fait-elle pour aimer le fou de l’arbalète dangereux alors qu’elle craint ces personnes ????? Malgré ces questions, la musique, les différents plans et l’histoire en elle-même nous semblaient vraiment beaux.

Huit fois debout, le film français, a été trouvé intéressant. Il raconte la vie d’une jeune française, Elsa, qui entre petits boulots, errance, enchaîne les entretiens dans l’espoir d’avoir un emploi pour pouvoir obtenir la garde de son fils. Elle rencontre son voisin de palier, Matthieu, qui comme elle, s’efforce de trouver un travail. Ils vont vivre une histoire amusante, mais tout de même triste. Ce film était marrant de l’avis général : principalement le personnage de Matthieu. Nous avons eu de la compassion pour l’héroïne qui déprime, qui est à bout, mais l’idée de faire ce film en chapitres ne nous a pas plu, ainsi que la fin qui n’en est pas vraiment une : que va t-il se passer… ??

A l’ouest de pluton, le film québécois : l’histoire des adolescents, leurs amours, leurs premières (graves) conneries, ne nous a pas tellement plu… Il semblait être merveilleux, mais ces ados, pires que tout, nous ont énervés. C’est une caricature, fausse, de l’adolescence ; ce qui a fait que nous n’avons pas tous supporté… Nous les Ados !! Ils sont stupides, chiants et ne s’arrêtent jamais…ceci dit, le fait d’avoir beaucoup de plans différents est bien et la musique est tout de même superbe, malgré les commentaires négatifs nombreux !!

Nothing personal, film irlandais et néerlandais, est, selon nous, un film simplement merveilleux, avec des magnifiques paysages du Connemara. Il raconte l’histoire d’Anne, une femme qui quitte la Hollande pour l’Irlande, où elle choisit de mener une vie de solitaire, d’errance avec seulement son sac à dos. C’est alors qu’elle découvre la maison habitée par un ermite, Martin qui lui propose de travailler pour lui en échange de nourriture. Tout est beau : paysage, musique, la solitude, l’amitié nouvelle des deux personnages alors qu’ils ne se disent rien de personnel, leur caractère. Mais ces scènes de solitude ne sont-elles pas trop longues ? Et le manque de dialogue ?

The strength of water, le film néo-zélandais, tout simplement sublime : nous avons tous apprécié ce film, d’une manière ou d’une autre. C’est la vie de deux jumeaux de dix ans, Melody et Kimi, vivant avec leurs frères et sœurs dans la ferme de leurs parents au sein d’une communauté maorie, isolée sur la côte nord-ouest de la Nouvelle Zélande. Mais l’arrivée d’un jeune étranger va bouleverser le cours des choses. Ce film a les paysages les plus fabuleux : la mer, la vue de la falaise…, l’histoire la plus belle. Nous découvrons une nouvelle culture (maorie), un nouveau monde. Tous avons eu de la compassion pour cette famille qui supporte la mort de leur fille, leur sœur Melody, mais surtout pour Kimi qui durant le film voit son fantôme et ne découvre réellement qu’à la fin qu’il ne la reverra plus. C’est alors que nous sommes de tout cœur avec lui. Il est vrai que les commentaires négatifs ont été rares, principalement pour dire qu’une scène avec l’étranger est en trop, mais sans plus…

Après ceci nous avons voté à main levée pour dire quels ont été nos films préférés. Les trois restants, qui avaient eu le plus de voix, étaient :
- Les deux vies d’Andres Rabadan -5 votes-
- Nothing personal -7 votes-
- The strenght of water -4 votes-

Et là, nous avons à nouveau commenté ces trois films pour savoir lequel était le meilleur. Mais ne voulant majoritairement pas choisir un film ayant été préféré par un autre prix, le film espagnol fut vite éliminé (malgré les cinq voix) faisant ainsi remonter les votes du film néo-zélandais à sept voix. Egalité avec le film irlandais…

Pose clopes, avant de décider du gagnant. Impossible malgré tout type d’influences des autres lycéens : sept à sept, comme un vrai combat qui ne s’achèvera pas…

L’idée de faire des ex aequo ne nous plait pas, mais malgré tout, ensemble, nous rédigeons une petite phrase à dire sur scène, lors de la remise des prix, sur ces deux films… A nouveau, discussion sur les deux films restants : impossible de nous faire changer d’avis donc tous à table !

Nous nous retrouvons donc à l’Entre deux pour manger en un temps record : dix minutes, tant le débat fut long et là, nous apprenons, grâce à notre super présidente, qui préférait The strength of water, (il est tout de même important de le préciser !!)… que le grand prix du jury était attribué… justement… à SON film : The strength of water !

Or le jury lycéen ne voulait toujours pas avoir un film choisi par un autre jury ! Nothing personal sera donc le seul film du prix du jury des lycéens, même si certains parmi nous protestent haut et fort… (comme moi…)

Ainsi se finit ce repas ! Dans la joie et la bonne humeur !!! Alors, prêts à entrer sur scène ? C’est parti !

La remise des prix commence, et…ce fut un vrai moment de plaisir étant donné l’humour de notre directeur artistique, ce cher très cher Gaël Labanti…

Grand Prix du Jury : The strength of water d’Armagan Ballantyne (Nouvelle-Zélande)

Prix Spécial du Jury : À l’ouest de Pluton de Henry Bernadet et Myriam Verreault (Québec)

Prix du Public : Les deux vies d’Andres Rabadan de Ventura Durall (Espagne)

Prix du Jury des Lycéens : Nothing personal de Urszula Antoniak (Pays Bas / Irlande)

Prix de la Meilleure Musique : À l’ouest de Pluton de Henry Bernadet et Myriam Verreault (Québec)

Le 27 ème festival international du premier film fut une bonne expérience pour nous tous ! A refaire !!!

Charline Villien élève de 2°2 en option cinéma au Lycée Boissy d’Anglas d’Annonay

Membre du Jury Lycéen (le retour)

Membre du Jury Lycéen (le retour)

Membres du jury lycéen, Le retour ! Chaque année, l’opportunité de découvrir un cinéma qui leur est souvent étranger et qu’ils apprennent à apprécier s’offre aux élèves membres du jury lycéen qui découvrent l’ensemble des films en compétition du Festival International du Premier Film. Ces élèves s’ouvrent ainsi à d’autres cultures, deviennent sensibles à des écritures filmiques souvent éloignées des formes stéréotypées qui leur sont familières. Ils nouent des relations étroites et intenses avec ceux et celles qui aiment le cinéma. Ils rencontrent chefs opérateurs, comédiens ou réalisateurs, qui leur confient parfois un ou deux secrets de fabrication de leur art. Certains découvrent la salle de cinéma. Ils y rencontrent d’autres spectateurs jeunes ou adultes, partagent leurs émotions, échangent des arguments souvent animés pour défendre un film…

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Les articles qui suivent ont été rédigés par différents membres du jury 2010. Chacun à leur manière, ils témoignent à quel point cette expérience est une forme d’aventure, artistique, culturelle et humaine, sur des chemins parfois inconnus et souvent semés d’embûches.

Conscients de leur responsabilité lorsqu’ils ont récompensé une création… rappelons que le prix consiste en une somme de 600 euros dotée par la Caisse d’épargne Loire-Drôme-Ardèche… ils ont souvent entrevu les enjeux de celle-ci grâce au travail mené en classe. Ces jeunes cinéphiles s’éloignent ainsi de la consommation passive d’images, et ont la chance d’aiguiser leur sensibilité et leur intelligence.

Pascale Muschinowski, professeur en charge de l’option cinéma au lycée Boissy d’anglas à Annonay

Réalisateur au sein de l'équipe du Wizz Mag' !

Réalisateur au sein de l'équipe du Wizz Mag' !

Pour commencer… s’organiser !

Jour après jour, le Festival International du Premier film d’Annonay approche. Et depuis le début de l’année scolaire, des élèves de différents collèges et lycées de la ville d’Annonay, dont je fais partie, se réunissent à la MJC, le mercredi après-midi, pour discuter et proposer des idées pour alimenter la vie du festival, avec l’aide bien sûr, de Fred et Brice qui sont deux animateurs de la section jeune de la MJC. L’idée principale était pour cette année, de faire une émission quotidienne qui passerait chaque soir à 21h au Théâtre et qui relaterait la vie du festival de la veille et des rubriques dans le thème du festival qui est cette année « rêves et cauchemars ».

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L’introduction de cette émission a donc été mise en place antérieurement à l’événement tant attendu, elle a demandé des tournages de scène sur fond vert pour pouvoir implanter un décor par informatique. Toutes ces scènes ont été tournées par des jeunes quand ils se trouvaient présents bien sûr, et évidemment sous la directive et les judicieux conseils de nos amis de la MJC. Puis durant les rassemblements, on a réfléchi à des idées de rubrique à mettre dans cette émission. Et l’on commence déjà à réaliser les premières rubriques que l’on a la possibilité de tourner dès lors pour gagner du temps pendant la période du festival. Nous avons eu le temps de réaliser le montage de plusieurs sketchs.

Enfin, nous voilà le vendredi 29 janvier. Nous voilà rentrés dans les périodes de travail à plein temps, puisque j’ai pu faire partie de l’équipe de réalisation, de tournage, de montage de notre merveilleuse émission intitulé le « Wizz Mag’ ». Ainsi, tous les matins, de 9h à 12h (voir même plus tard), Brice posté dans les loges du théâtre, nommé « Le QG » par mes camarades et moi même, travaillait sur le montage de ce que nous avions filmé la veille ou bien ce que l’on lui amenait. Lorsque les cours me le permettaient, je me rendais au QG pour venir en aide à notre ami Brice, ayant déjà fait du montage informatique de vidéo grâce au logiciel Final Cut, je pouvais lui être utile pour faire des montages sur deux ordinateurs en même temps. Comme vous pouvez le voir dans la photographie ci-dessous, une partie de l’équipe est réunie dans le QG pour travailler dans une incroyable et perpétuelle bonne humeur.

Chaque jour le « Wizz Mag’ » était composé, d’une présentation réalisée différemment selon l’idée du moment, d’une rubrique appelée « la vie du festival » qui résumait les événements de la veille pour tenir au courant les spectateurs ne pouvant pas participer à toutes les actions et événements de la journée. Ensuite venait une interview soit d’un réalisateur ou réalisatrice ou bien encore acteur/actrice ou bien juste des participants au bon déroulement du festival. Puis arrivait une rubrique nommée « le mot du jour » qui était en fait un mot donné à des enfants de primaire dont ces derniers devaient donner la définition (Ceci ayant été filmé antérieurement pour plus de facilité) et bien sûr un sketch, en rapport avec le thème du festival « rêve et cauchemar ». Tous les sketchs furent réalisés au jour le jour en fin de festival, dans une atmosphère de suspense stimulant toutes les équipes formées. Et évidemment, selon les jours, le « Wizz Mag’ » avait des suppléments comme des micros-trottoirs toujours plus intéressants et parfois troublants. Toutes ces émissions formant le tout du « Wizz Mag’ » duraient individuellement environ une dizaine de minutes.

L’équipe du « Wizz Mag » était composé de :

- Brice sodini et Fred Vernier, tous deux animateurs de la MJC
- Sodany Vanwierst
- Salomé Carretero
- Sarah Lafosse
- Lucas Ottin
- Spook
- Diay
- Héléna Cauvet
- Nina ricordeau
- Clémence Da Silva
- Enzo Cavata
- Malorie Henche
- Arnaud Dufosset
- Jurdic Philippe
-Sylvain Auclair
- Rebecca Colin
- Marlène Vincent
- Alizée Sassolas
- Et Thomas Robin !

Pour continuer… les interviews !

Chaque jour, Nous avions à tourner ou bien à interviewer un ou une invitée en rapport avec les films de la journée. Comme, par exemple, le jour d’ouverture du Festival international du premier film nous avons reçu Frédérique Mermoud et Nina Meurisse, Le réalisateur et l’actrice principale du film « Complices ».

Moi-même, j’ai eu l’honneur de pouvoir tourner plusieurs de ces interviews et d’en monter la plupart avec l’aide de Brice. Mais le plus grand honneur que l’équipe m’a accordé ainsi qu’à Emilie Devaux, est d’avoir pu interviewer Jean-Pierre Jeunet. L’ensemble des interviews se déroulait entre 11h et midi, pour nous laisser le temps de pouvoir monter l’interview pour le lendemain. Plus on avait de l’avance dans une après-midi, moins on accélérait le lendemain pour avoir fini à temps le « Wizz Mag’ » pour qu’il soit projeté a 21h dans le Théâtre d’Annonay.

Et aussi tourner !

Les tournages regroupaient l’ensemble des rubriques présentes dans le « Wizz Mag’ », comme le mot du jour, l’interview, le sketch, et bien d’autres…

Les mots du jour avaient été réalisés quelques semaines auparavant pour pouvoir gagner du temps. Il en est de même pour quelques sketchs que nous avions réalisé des mercredis après-midi.

L’ensemble des autres rubriques étaient inventées au jour le jour. Il nous fallait donc les inventer, puis trouver l’endroit du tournage qui correspondrait le mieux et enfin réunir les personnages adéquats pour la rubrique, et le tourner. En même temps qu’une équipe allait tourner une rubrique, quelques personnes connaissant comment utiliser « Final Cut », dont moi, montaient les rubriques déjà tournées. Ceci nous permettait une plus grande efficacité.

Et encore… monter !!!

Les rubriques venant les unes après les autres, il nous fallait une bonne cohésion dans les groupes. Les montages se faisaient sur plusieurs postes puis étaient rapportées sur le poste principal. Chaque rubrique ainsi montée était alors rassemblée avec les autres puis on rajoutait les signets du « Wizz Mag’ » en bas à droite. Les problèmes que nous avions rencontrés sont que l’acquisition est longue et que nous perdions du temps dessus ainsi que sur les rendus. De plus puisque nous avions pas le temps de retourner certaines scènes, nous avons du faire des impasses ou des trucages grâce à des logiciels comme « motion » pour les images ou « soundtrack » pour les sons. Cela nous a permis de cacher certains problèmes techniques. Il fallait que tout le « Wizz Mag’ » soit prêt pour 21h et donc légèrement avant pour que les endroits qui diffusaient le « Wizz Mag’ » aient le temps de récupérer les DVD que nous gravions pour leurs diffusions.

Pour arriver à… la projection !

Enfin nous voilà à la dernière étape ! Chaque épisode du « Wizz Mag’ » fraîchement monté est maintenant transporté par nos soins vers les lieux de diffusion. Nous, les garants de sa diffusion dans le Théâtre d’Annonay ! Nous avions donc installé un vidéoprojecteur dans le Théâtre pour pouvoir projeter un DVD contrairement aux installations du Festival qui étaient prévues pour recevoir des bobines. Voilà ! À 21h dans le théâtre, la salle est pleine et nous pouvons enfin diffuser notre dur labeur !

Thomas Robin, élève de terminale S en option cinéma au lycée Boissy d’Anglas d’Annonay

Le jumelage culturel Qu'est-ce que c'est ?

Le jumelage culturel Qu'est-ce que c'est ?

Depuis de nombreuses années, la MJC d’Annonay mène un travail de sensibilisation au cinéma et à l’audio-visuel en direction du public scolaire et en partenariat avec les enseignants.

Ces actions s’adressent aux élèves en tant que spectateurs et, dans la mesure du possible en tant que pratiquants. Elles s’appuient sur le Festival International du 1er Film et les dispositifs LYCÉENS AU CINÉMA et COLLÈGE AU CINÉMA.

Afin de pérenniser cette collaboration et de l’enrichir deux conventions de jumelage culturel ont été signées en 2005 entre la MJC, partenaire culturel reconnu, et six établissements scolaires d’Annonay : le Lycée Boissy d’Anglas, le Lycée Saint-Denis, le Lycée Professionnel Marc Seguin-Saint Charles, le Lycée Agrotechnologique, le Collège les Perrières, le Collège de la Lombardière et en 2008 avec l’Inspection Académique de l’Ardèche pour les écoles primaires.

Edito du journal

Déjà la cinquième année de notre jumelage culturel entre la MJC d’Annonay et nos établissements. En partenariat avec les enseignants, la MJC continue son travail de sensibilisation au cinéma et à l’audiovisuel en direction du public scolaire.

[+/- Informations complémentaires]

Depuis la mise en place de ce jumelage, nous poursuivons une réflexion afin de permettre à nos élèves de mettre en œuvre des activités audiovisuelles de manière mieux informée. Travailler sur et à partir du cinéma s’inscrit dans la continuité des apprentissages de la maîtrise des langages. C’est permettre à l’élève de consolider ses connaissances et de conquérir le langage de l’audiovisuel, choses décisives pour développer son imaginaire et son esprit critique face aux images contemporaines. En effet, si le cinéma est au carrefour des autres arts, il est aussi vecteur de savoirs dans la plupart des domaines enseignés à l’école.

Documentaire ou fiction, il fait partie du capital culturel indispensable à une éducation ouverte sur le monde actuel. Les diverses activités envisagées dans le cadre du jumelage cinéma permettent donc de favoriser l’usage de l’audiovisuel comme outil de représentation et de réflexion. S’appuyer sur une rencontre avec la création cinématographique, en associant pratique artistique et analyse, c’est permettre aux élèves de recevoir une éducation aux processus de création. Ils rencontrent et apprennent à mieux connaître les professionnels du cinéma. Ils développent leur goût pour le cinéma, sont incités à en fréquenter les salles, se construisent une culture cinématographique et des pratiques de spectateur.

Faire découvrir le fonctionnement et les enjeux d’un festival, faire bénéficier de l’intensité du temps de ce festival et des opportunités de rencontres de professionnels du cinéma, rien ne serait possible sans le travail de la MJC, tant au niveau du Festival International du Premier Film qu’au niveau, tout au long du reste de l’année, de la programmation Art et Essai Ciné passion dont nous bénéficions depuis des années.

L’objectif de ce journal en ligne est donc de vous faire partager nos réflexions, nos hésitations, et tout le bonheur que nous avons à développer et approfondir des connaissances cinématographiques, à donner accès à un patrimoine, à organiser pour les élèves des séances de découverte et de pratique, avec des intervenants professionnels du cinéma, sur les problématiques spécifiques à l’écriture audiovisuelle.

Chaque année, l’équipe du jumelage s’efforce de trouver des voies pédagogiques innovantes pour aborder des notions du cinéma et de la représentation du monde. Conscients de l’influence de la technologie sur ces approches audiovisuelles, nous avons à cœur de mêler ces techniques entre elles dans un langage à inventer avec nos élèves. Notre immense chance reste de trouver auprès de la MJC plusieurs approches selon les projets de chacun des établissements jumelés. Détailler les nombreux projets de cette année serait long et fastidieux. Nous vous invitons donc à parcourir les articles qui seront mis en ligne au cours de ce joli mois de mai et à découvrir les différentes facettes du vécu de nos élèves !

Des ateliers sur mesure en fonction du projet d’établissement, aux travaux plus ou moins improvisés au fil de l’année en passant par nos réunions et nos échanges, tout cela trouvera une nouvelle fois sens lors de la projection de nos productions le 3 juin 2010 au Théâtre d’Annonay, à partir de 18H15, à laquelle nous espérons vous voir nombreux.

Pour cette cinquième année de jumelage culturel entre la MJC et les établissements du bassin annonéen, nous nous étions promis de publier sur Internet de L’écran à l’écrit, notre journal papier. « Au fait comment nommez-vous un journal en ligne sur Internet ? » Avons-nous demandé à deux élèves. « Un Blog ». Bon en attendant « le blog du jumelage », merci au site de notre partenaire d’accueillir De l’écrit à l’écran !!

Martine Wojylac et Pascale Muschinowski, professeurs relais du jumelage.

Rencontre avec Nicolas Boone, réalisateur

Rencontre avec Nicolas Boone, réalisateur

Le 20 Janvier dernier, dans le cadre de l’option arts plastiques, des élèves de Terminale L ont passé une après-midi avec Nicolas Boone, jeune réalisateur parisien.

Avec pour fil conducteur le thème du corps, ils ont imaginé de petits scénarios, rassemblés a posteriori sous forme de bande-annonce. Grâce au pragmatisme et à la créativité de Nicolas Boone, qui a prêté une oreille attentive aux idées de chacun, les élèves ont découvert l’envers du décor et appris à manier le clap et le mégaphone ! Nous remercions particulièrement Yannick Dumez pour le montage de nos prises de vue, ainsi que le Liberté Café qui nous a gentiment mis à disposition ses locaux.

[+/- Informations complémentaires]

Cette expérience a permis à chacun de s’investir dans un travail de groupe, mais aussi d’explorer les facettes de la création cinématographique, ce qui ouvre de nouveaux champs de réflexions et permet de garder une trace, un florilège de nos imaginations.